Un peu plus d'une semaine de course et déjà la fatigue. Entre les chutes, la chaleur et les étapes dites de transition qui le sont de moins en moins, le peloton a souffert depuis le départ de Rotterdam.
Attaquer, se montrer, gagner une étape...
« C'est vrai que l'on n'a pas chômé, confesse Christophe Kern, 64e du classement général à 29 :06. de Cadel Evans, le maillot jaune. Toutes les étapes ont été nerveuses et la chaleur n'a rien arrangé. J'ai subi tout ça ce week-end. Autant, jusqu'à vendredi, j'avais bien négocié la course, autant j'ai souffert ces deux derniers jours. Pas de jus, pas de jambes. Il n'y a qu'à voir les dégâts au sein du peloton alors que l'on n'a pas encore attaqué les cols les plus difficiles pour se rendre compte de la difficulté de la chose. » Partant du principe, de l'évidence plutôt, qu'il n'y en aura pas pour tout le monde (un prologue et 20 étapes pour 198 coureurs au départ), le peloton n'a que rarement musardé depuis onze jours. « J'ai payé cette débauche d'efforts samedi et dimanche, poursuit l'Alsacien. J'aurais voulu jouer une place dans les 20 à Paris, c'est devenu mission impossible. Au moins, aujourd'hui, c'est clair. Mon seul but, désormais, sera de me montrer, d'attaquer, de prendre les échappées en espérant être dans la bonne. De remporter une victoire d'étape... » Christophe Kern aurait aimé se mettre en évidence dimanche. « Sabrina, mon amie, et des potes footballeurs de Rittershoffen avaient fait le déplacement. Si j'avais pu leur faire plaisir en direct... C'est partie remise... » Dès demain, dans les Alpes encore ? « Les étapes de ce mardi et de jeudi sont les plus dures. Ce sont des journées propices aux échappées d'envergure, de celles qui peuvent aller au bout. La volonté d'en être y est, d'autant que les prestations d'Amaël Moinard ou Sébastien Minard (sortis dimanche) nous ont redonné le moral. La volonté, oui, mais les jambes ? J'aimerais retrouver celles de l'année dernière... »
A.V.
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